La Mère des Eques (chanson)
La Mère des Éques est une chanson commémorative clandestine, retrouvée dans un dossier crypté 58 mois après sa rédaction, et reconnue officiellement par le Conseil des Eques après la mort de son autrice, Yaskime Kiuo. Elle fait partie des rares chants contemporains considérés comme spirituellement légitimes dans les cérémonies liées à Camiron.
📖 Contexte historique
Découverte lors d’un contrôle de routine par la Force de l’Ombre, la chanson fut d’abord classée comme document personnel. Son style et sa portée historique incitèrent les archivistes à en faire remonter le contenu au Conseil des Eques, qui ordonna qu’une reconnaissance officielle soit remise à son autrice. Malheureusement, Yaskime Kiuo avait été déclarée morte le jour même où le décret de récompense fut signé.
La chanson fut ensuite chantée publiquement lors de la cérémonie de mémoire de Camiron, à l’an 411 de l’ère Unelum, pour marquer le 1 619e anniversaire de sa mort.
👤 À propos de l’autrice
Yaskime Kiuo :
- Née dans le Complexe 1, secteur résidentiel
- Fille de deux techniciens
- Affectée ensuite comme technicienne de propreté dans le Complexe 84
- Poétesse autodidacte, jamais officiellement formée
Elle rédigeait des textes en secret, sans intention de publication officielle.
🎶 Paroles complètes
La Mère des Éques
(Couplet 1) Fille de Théron, l’Empereur de Vido, Camiron naquit sous un ciel héro. Portant la vision d’un monde nouveau, Elle rêvait d’unir les cœurs et les mots.
De ses mains, l’Empire de l’Humanité, Elle bâtit avec force et égalité. Créant des droits, forgeant des devoirs, Pour que chaque citoyen ait sa part d’espoir.
(Refrain) Ô Camiron, mère de l’humanité, Fille des dieux, lumière d’éternité. Par ta sagesse, tu as guidé nos pas, Ton héritage, jamais ne s’effacera.
(Couplet 2) Quinze enfants, ses joyaux et sa foi, Chacun porteur de justice et de loi. Ils vécurent comme des phares respectés, Gardant la parole de leur mère sacrée.
Mais un jour, l’Empire s’effondra, Divisé en royaumes, ses pierres s’éroda. Et pourtant, son nom résonnait dans les chants, Camiron, la visionnaire aux principes éclatants.
(Refrain) Ô Camiron, mère de l’humanité, Fille des dieux, lumière d’éternité. Par ta sagesse, tu as guidé nos pas, Ton héritage, jamais ne s’effacera.
🧾 Notes sur Théron et les origines de Camiron
Le premier vers évoque Théron, dernier Empereur du Royaume de Vido avant l’Empire de l’Humanité. Camiron serait en effet née sur le territoire de Vido durant son règne.
Cependant, ses origines exactes font l’objet de nombreuses théories :
- Certains textes affirment qu’elle serait la fille de Théron, donc de sang royal.
- D’autres suggèrent qu’elle était une fille du peuple, simple sujette ayant accédé au pouvoir par des voies inexpliquées.
- Enfin, certains archivistes notent que de nombreux documents de cette période ont été volontairement effacés, altérés ou rendus illisibles.
Ce brouillard historique alimente la thèse selon laquelle une force supérieure (divine ou protectrice) aurait empêché toute reconstitution précise de la jeunesse de Camiron.
📌 Symbolisme du titre
Le titre "La Mère des Éques" fait référence à :
- Les quinze enfants de Camiron : les Eques de Camiron
- Dont une partie fut choisie plus tard pour devenir les Eques primordiaux lors de la création de L’OeilProtecteur
🧬 Héritage culturel
Depuis sa reconnaissance officielle, la chanson est :
- Chantée dans des commémorations privées ou semi-publiques
- Étudiée dans les cercles d’histoire de la mémoire impériale
- Mémorisée par certains jeunes Archivistes, dans un module optionnel de transmission
Ce n’est pas la lumière qui cherche les mots, mais les mots qui retrouvent la lumière. — *Citation attribuée à Yaskime Kiuo, retrouvée à côté du manuscrit*